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mercredi 9 mai 2012

Il pleut sur mon Gbagbo
















En ce début de printemps,
Il pleut sur mon Gbagbo.                      
Pas de giboulée de printemps,
Il pleut  sur mon Gbagbo.                                      
Pas de crachin sur mon Gbagbo,                                                        
Il pleut sur mon Gbagbo.                                                                         
Il pleut ce matin du onze avril,                                                                
Il pleut ce onzième avril.                                                                         
Depuis l’an deux mille,                                                                           
Il pleut, pas d’eau,  mais de mille ;                                                         
Voire de  millions d’éclats de feu.                                                        
Ils tombent des cordes de feu
Traitreusement  lâchées par L’ennemi.
Il tombe du ciel,  à n’en plus finir Des  bombes.
Les poitrines des patriotes comme des tombes,
S’offrent en holocauste au sol.
Des avis émis
A l’unanimité, disent  qu’il pleut sur mon Gbagbo
Il pleut sur Cocody
Il pleut sur la résidence
A cet  endroit mien, bien sûr, 
Mon cœur saigne quand
Sur  ce onze avril 2011, revient
Le funeste souvenir  de  sang
A nouveau ma plaie de sang
S’ouvre et la douleur revient
Parce qu’à ce triste anniversaire
Sous cape,  rit l’adversaire.                                                   

Julius Blawa Gueye 

(Extrait de « Larmes de patriote »)

lundi 5 mars 2012

Inspiration Blessée

De ma chambre me parle la nature
Dehors se lamente un vent grognon
Le soleil triste a fermé l’œil
Des nuages en tenues grises tels des veuves
S’entassent là-haut
Pleuvra-t-il ?

Le robinet du ciel est muet
Les herbes les têtes levées attendent
attendent...
que tombent les larmes célestes.

Ô Tristesse ! Ô stérilité
Ma plume a perdu sa verve
Une page blanche attend de moi
Le geste qui déflore !

Dans ma tête aucune lueur
Ma main frustrée tremble de peur
Où sont-ils passés tous ces mots frivoles
Qui me blessaient la tête
Qui me couraient après

Vide est ma mémoire
Je comprends les pleurs
De tous ces ventres inféconds. 

Macaire Etty


Paru dans le Filament N°19

mardi 14 février 2012

Sachons raison garder !

Amis

Qui depuis l’aube des temps nouveaux

Versez des pleurs de vos cœurs blessés

Je vous dis :

Serrez vos cœurs ;

A chaque jour et à chaque nuit

Suffisent ses maux et ses peines.



Amis

Qui par ces sales temps

Doutez de notre présent et de notre avenir

Je vous dis :

Les jours et les nuits

Que le bon Dieu fait

Pas à pas se suivent

Mais ne sont guère ressemblants.



Amis

Qui au lever du jour

Riez et criez hourrah !

Je vous dis :

Avant de dire que le jour a été beau

Mieux vaudrait attendre d’abord

La fin de la journée.



Amis

Qui depuis le coucher du soleil

Par les soucis du lendemain écrasés

Désespérez jour après jour

Je vous dis :

Par la loi de la nature

Toutes choses ont une fin ;

Alors, tant que nous avons la vie,

Persévérons.



Amis

Qui par ces temps si obscurcis

Scrutez le ciel

En quête de lueur d’espérance

Je vous dis :

Il n’y a pas qu’un jour ;

Demain aussi il fera jour et

Demain aussi le soleil brillera

Sans doute pour nous

Si nous volons haut avec nos propres ailes

Si nous marchons droit dans nos bottes.

Léandre Sahiri

dimanche 22 janvier 2012

Lavons-nous

Lavons-nous

Des marabouts et des gourous

Lavons-nous

Des charlatans et des consultants

Lavons-nous

Des goujats et des margouillats

Lavons-nous

Des renards et des connards

Qui nous manient de leurs mains malfrates

Lavons-nous

Plus blanc que neige

Pour être totalement nous-mêmes

Pour conduire nous-mêmes

Sur terre et sur mer

A tous instants

Nos barques

Les barques de nos desseins et de nos destins.

Léandre Sahiri,

Extrait de « Accusations », Ed. Menaibuc.

Paru dans Le Filament N°18

mardi 17 janvier 2012

Élite


De tes discours vides 
De tes manœuvres occultes 
Le peuple est en colère et fatigué
Quel rôle joues-tu ?
Ta mère s’éteint derrière
Le mur de désastres que tu as dressé
Pour mieux l’assujettir et l’user
Quel rôle joues-tu ?
Le peuple est à genoux 
Notre pays se meurt 
Quel rôle joues-tu ? 
L’Afrique est à l’agonie
Ta mère Afrique a besoin d’actes
Et non de tes verbiages 
Quel rôle est le tien?... 

Sylvain de Bogou

lundi 2 janvier 2012

ELÈVE-TOI ET MARCHE

Assez ces larmes

Assez ces jérémiades

Je dis ASSEZ

fier Africain

Trop longue la route des humiliations

Trop élevée la montagne des brimades

Esclavage Colonisation Néo-colonisation

une histoire et une géographie ensanglantée

Et tu ris du rire du lâche

et tu ricanes du ricanement du traître

C'est un Nègre qu'on écrase en Angola

C'est un Nègre qu'on enterre au Zimbabwe

Duékoué les cris des femmes girondes

L'enfer des fœtus pilés

Et ces grossesses assassinées

Et toi tu dors du sommeil des poltrons

Milles vies de milles patriotes

grillées par le feu des hélico

des Sarko

Pays trempé du sang des martyrs

Et toi tu la fermes la gueule

Tête inclinée

Yeux baissés

Tu refuses de voir

L'injustice étend son voile

La brutalité s'engraisse

L'imposture se dilate

L'ignorance se dresse

Et toi tu te couches

Lève la tête Fier Africain

Comme Samory

Comme Lumumba

Comme Mandela

Comme Nkrumah

RELEVE TOI ET MARCHE

La marche du réveil

La marche de la vérité

Le triomphe de la justice

Etre NEGRE n'est pas une fatalité

RELEVE TOI ET MARCHE.

Maintenant

Macaire Etty

mardi 13 décembre 2011

Bravo les Ivoiriens !


Ivoiriens, Ivoiriennes
Unis comme les cinq doigts de la main
Nous avons
Aux manœuvres frauduleuses, opposé
La loyauté ;
 
Nous avons
A la ruée des excès et des barbaries, objecté
Les vertus de la non-violence ;
 
Nous avons
A la servitude volontaire, préféré
La liberté ;
 
Nous avons
Aux promesses mirobolantes et lénifiantes, préféré
Le sursaut national ;
 
Nous avons
A la victoire par les armes, préféré
La victoire par les urnes.
 
Nous avons,
Sans ambages, rejeté
Les « solutions » et les violations ;
 
Nous avons,
Avec courage, résisté
Aux assauts des violences et des mensonges.
 
Nous avons,
Avec détermination, confirmé
Notre rejet du plat réchauffé du Code noir ;
 
Nous avons,
Avec fermeté, repoussé
La re-colonisation de notre pays et de l’Afrique ;
 
Nous avons,
Avec bon sens, refusé
D’offrir aux tortionnaires la corde pour nous pendre ;
 
Nous avons,
Avec clairvoyance, réaffirmé
Et notre espoir et notre foi
En la démocratie et aux principes éternels dont elle se nourrit ;
 
Nous avons,
Aux yeux du monde entier, proclamé
Notre grandeur et notre souveraineté.
 
Hommage à nous tous et à nous toutes !
 
Un jour, la vérité finira par triompher
Et ce jour-là
Il fera jour.
 
Léandre Sahiri

Le ridicule

Si le ridicule tuait
Il nous aurait déjà débarrassé
De tous ces messieurs et dames qui
Parmi nous
N’ayant pas assez de force, ni assez d’esprit
Pour éviter le ridicule
Brassent et bravent en face
A tous instants
Le ridicule.
 
Si le ridicule tuait
Il aurait déjà rempli
Nos cimetières
De tous ces messieurs et dames qui
Parmi nous
Par leurs pitreries et singeries
Chaque jour
Nous choquent et nous révoltent
A l’impossible.
 
Mais le ridicule hélas !
Ne tue pas
Du moins chez nous.
 
Léandre Sahiri

Absurdités

Notre vie est pleine,
D’absurdités pleine
Des absurdités sans nul doute absurdes
Que chacun
Sans la moindre conscience
Se plaît absurdement
De jour comme de nuit
A tourner absurdement en spectacles
Comme il lui plaît.
 
Notre vie est pleine,
D’absurdités pleine
Des absurdités si absurdes
Que nos actes et nos paroles
Absurdement ont
L’effronterie de ne pas nous paraître
Absurdes.
 
Léandre Sahiri

lundi 5 décembre 2011

Dis-leur…

Déçu est le peuple
D’eux
Les promesses Non tenues
Au diable
Ont envoyé enfants et parents
Et
Au démon ont été offertes  nos terres
Que
Famine et faillite s’emparent de notre patrie
Que
De sang inutile se verse nuit et jour
Pour
Le bonheur des nouveaux sauveurs
Qui
De solutions ne possèdent pas
Oui
Déçu est le peuple trahi
Depuis
Votre arrivée au sommet
Que
De trahison
Et de
Désolation
De
Leurs promesses creuses
Se meurt le peuple
Qui hier
Les applaudissait
Adieu.

Sylvain De Bogou,
(Extrait de « Cris d’Exil»).

mercredi 26 janvier 2011

Hommage


Ivoiriens, Ivoiriennes

Durant le vote et après le vote

Nous nous sommes comportés

En êtres pensants, intelligents et dignes.


Ivoiriens, Ivoiriennes

De nos clivages et de nos attaches

Libérés,

Nous avons

Aux manœuvres frauduleuses, opposé la loyauté

A la ruée des excès et des barbaries, nous avons objecté les vertus de la non-violence

A la servitude volontaire, nous avons préféré la liberté

Aux promesses mirobolantes, nous avons préféré le sursaut national

A la victoire par les armes, nous avons préféré la victoire par les urnes.


Ivoiriens, Ivoiriennes

Nous avons, sans ambages, rejeté les « solutions » et les violations

Nous avons, avec courage, résisté aux assauts des violences et des mensonges

Ainsi, nous avons, sur l’honneur, certifié être plutôt portés à l’action

Ainsi, nous avons, confirmé notre rejet du plat réchauffé du code noir

Ainsi, nous avons, repoussé la recolonisation de notre pays et de l’Afrique

Ainsi, nous avons, refusé d’offrir la corde pour nous pendre

Ainsi, nous avons, réaffirmé notre espoir et notre foi

En la démocratie et aux principes éternels dont elle se nourrit

Ainsi, nous avons, aux yeux du monde entier, proclamé

Notre grandeur et notre souveraineté.

Ivoiriens, Ivoiriennes

Hommage à nous tous et à nous toutes !

Notre choix a été déterminant

La vérité a triomphé.


Ivoiriens, Ivoiriennes

La victoire remportée

Un jour nouveau se lève

Sur notre pays et sur nos vies.

Qu’il soit

Ce jour nouveau qui se lève

D’amour et de partage

D’humilité et de bon sens

De pourpre et de vermeil

Pour illuminer

Notre terre

Et toute la terre.


Ivoiriens, Ivoiriennes

La victoire remportée

Nous voilà maintenant

Sur la route de Demain

Demain à bâtir

Contre vents et marées

Demain à bâtir

Plus admirable

Plus viable

Plus vivable

Que hier et aujourd’hui

Et pour nous-mêmes

Et pour nos enfants

Et pour nos petits-enfants

Et pour les générations à venir.

Merci à tous et à toutes pour tout

Et bon vent !

Vive la Côte d’Ivoire ! Vive l’Afrique !

Léandre Sahiri

Paru dans Le Filament N°12

mercredi 23 juin 2010

Le Koutoukou les tue

Je suis allé dans mon village
Et j’ai vu des hommes
Des hommes blanc pale I
Je suis allé à Yobouakro
Et j’ai vu des hommes
Des hommes percale
[…]

Des hommes comme toi
Des hommes comme moi
Des hommes au teint délavé
Comme le sable lavé par l’eau qui ruisselle
Des hommes à peau de poulet
Le poulet plumé pour être rôti au four des riches.
Des hommes à la peau flasque et pale
Pale comme la lueur de la lampe-tempête
Des hommes à la peau lessivée
Lessivée comme du vieux « FANCI »* .
Des hommes naguère allègres
Des hommes naguère radieux
Aujourd’hui lessivés et usés
Aujourd’hui déteints.

Des hommes qui ne savent plus rire ni sourire
Des hommes qui mangent à peine une fois par jour
Pour éviter la mort par la faim
Pour éviter le rongement des soucis…

Mes frères boivent
Ils boivent cette boisson
Qui brûle la langue
Qui brûle la gorge
Qui brûle la panse
Qui empoisonne le sang!
Mes frères boivent
Ils boivent le koutoukou **
Ils boivent le « KTK »
Ils boivent le « sauté tombé »
Ils boivent le « tou-kpin-tchré »
Ils boivent le « petit-moins-cher »
Ils boivent tôt le matin
Ils boivent tous les matins
Ils boivent toute la matinée

En une gorgée chaude
Les boyaux se tordent
Et la faim est vaincue
Et le souci est vaincu

C’est ainsi
Tous les jours
Qu’ils croient éloigner la mort
La mort qui rit dans leurs yeux.

Regardez ces hommes, ces femmes, ces gosses
A cheveux blanchis précoce
A ventres mous qui cachent des intestins et les foies grillés.

Regardez-les bien, ces morts en sursis
Ce sont eux qui cultivent le riz d’Issia
Ce sont eux qui sèment l’igname de
Ce sont eux qui plantent la banane d’Aboisso

Regardez-les bien, ces cadavres ambulants
Ce sont eux les fournisseurs des chocolatiers de Paris
Ce sont eux les producteurs des café-dollars de Londres
Ce sont eux les faiseurs de fortunes
Et pourtant les voici ruinés et usés
Et pourtant les voici lessivés et déteints

Seul le koutoukou, leur compagnon de toujours,
Leur sert
Dans le « petit-verre-moins-cher »
Le sommeil et la survie.

Mais ces hommes, vos semblables
Que vous réduisez à vous torcher,
A vous servir,
A vous engraisser!
A vous applaudir
A applaudir vos mariages
A applaudir vos gaspillages!
Ces hommes, vos semblables,
Que vous tuez à petit feu
Au feu consumant de la mélancolie et de l’alcool
Ces hommes, vos semblables
Qui meurent dans l’indifférence, votre indifférence
Quand ils comprendront que…

Jean Améa (Extrait de Cris séditieux, à paraitre)

[*] Fanci : pagne populaire de qualité et de prix modestes, caractérisé par la perte souvent précoce de la couleur dont ii est imprégné ou imprimé.

[**] Le koutoukou (ou apéteci en langue Agni, est de la Côte d’Ivoire) désigne une boisson locale, à très forte dose d’alcool. Le Koutoukou peut, selon les circonstances, les régions ou les localités, s’appeler : KTK, sauté-tombé, toukpin-tchré , petit moins cher, etc. C’est la boisson prisée des pauvres.


Paru dans la rubrique Poésie du Filament N°5

vendredi 23 avril 2010

Les cierges des temples

A l’heure des cultes
On allume partout
Dans les temples
Et dans les églises
Des cierges
Pour éclairer le lieu du culte.

Et pourtant
C’est notre temple intérieur qui a besoin
Ma foi ! de lumière
Lumière pour éclairer
Nos actes et nos pensées
Nos cœurs et nos têtes
Ressemblant pour de vrai
A des cruches
Des cruches apparemment pleines De nectar
Et pourtant
Débordant de venin et d’excréments.

Léandre Sahiri

Paru dans la rubrique Poésie du Filament N°3

samedi 13 mars 2010

Larmes d’espoir pour Haïti

Et soudain les ténèbres
un silence assourdissant
pour crever les tympans
du ciel
recouvrir la vie ayisienne
d’un épais nuage de douleur

Un peuple entier enseveli
partout alentour
des cris qu’on entend plus
des morts sans nom
sans nombre
des homme-ombres
mordus par cette terre natale
déambulant vers nulle part
et ces mômes qu’on marchande
sur les corps encore chauds
de l’aube endeuillée

Ici
un bébé tiré
de dessous des décombres
inespérée renaissance
vers le ciel
les bras levés
pour embrasser
de toutes ses forces
la Vie

De mon ailleurs
je reste abasourdi
sans voix
les yeux hagards
ankylosé par ces images
d’une douleur indicible
de tant de meurtrissures

Haïti ! Haïti !
mwen renmen
et je veux t’aimer autrement
que dans mes pleurs
être avec toi dans la joie
pourtant
en ce janvier de pierres
et de larmes
je veux crier au monde
la peine qui me pèse
pourquoi mon Dieu
pourquoi as-tu abandonné ce peuple ?

Deux cents ans
que le malheur a fait son siège
au cœur de Haïti
trente-deux coups d’État
deux guerres civiles
cyclones et séismes
par centaines
bêtises inhumaines
à n’en point finir

Deux cents ans
que les ayisiens souffrent le martyre
premier
aujourd’hui dernier
Ah ! L’ouverture de Toussaint
ce chant guttural
des matins ensoleillés
de la fierté d’être Noir
en écho a retenti dans le firmament
illuminant l’humanité de sa résilience
aux effluves nauséeuses
du Code noir de Louis XIV

Et ce peuple
pris au piège
du meurtrier tourbillon
de son histoire
vidée de sa sève nourricière
ces tristes tontons
emmurés dans une méprise
sanglante
Oh Terre ayisienne
arrête ta colère
retiens tes pierres
tes enfants n’ont que trop souffert

Pour eux
ma plume
aujourd’hui
porte le deuil
son encre en sanglots coule
pour que jamais
personne n’oublie

Ta terre brisée
fait écho à mon âme brûlée
avec toi je suis en transe
chevauché par notre ancêtre commun

Ton Histoire m’enflamme
ces mots incandescents
pour renouer le cordon ombilical
ces mots qui font traînée
de souvenirs
et d’avenir

Haïti
pour toi j’ai senti
le besoin d’écrire
tisser mes mots sur tes maux
étendre ma toile en faim de toi
pour que toutes les rivières
des montagnes africaines
redonnent vie à cette terre

Ecrire notre Histoire à deux encres
qu’elle entrouvre
des chants nouveaux
où se sèment les nouvelles étoiles
qui annoncent les moissons d’espérances
pour que Haïti
tu retrouves ta gloire
et ta splendeur
d’hier.

Serge Grah

Paru dans Le Filament N°1
 

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